Printing

Offset vs. impression numérique : que choisir ?

Photos initialP (à gauche) et KonicaMinolta (à droite).

L’offset et le numérique sont aujourd’hui les deux principales technologies d’impression commerciale. Qu’est-ce qui les différencie ? Et dans quel cas faut-il choisir l’une plutôt que l’autre ?

Si vous commandez des imprimés, vous aurez sans doute le choix de les faire tirer sur une presse offset ou sur un système de production numérique. Deux technologies performantes et de qualité, mais qui présentent chacune leurs spécificités. Voyons lesquelles.

Tout d’abord, il faut savoir que ces deux techniques reposent sur des principes très différents, déjà expliqués dans ce blog. L’offset est une technique analogique : l’impression se fait par contact, via une plaque encrée. L’impression numérique, quant à elle, est une technologie sans contact : l’encre ou le toner sont directement appliqués sur le papier à partir de données numériques, sans intermédiaire entre l’ordinateur et la presse.

En fonction de ces caractéristiques, chacune des deux technologiques présente ses propres contraintes et possibilités, déterminant plusieurs critères qui peuvent orienter le choix du client :  

1. Le coût et longueur du tirage

En offset, l’utilisation d’une plaque (et même de quatre plaques si on imprime en quadrichromie), qu’il a d’abord fallu préparer et caler sur la presse, détermine un coût de départ : celui de la mise en route de la machine. La première feuille imprimée coûte donc cher, mais le coût par exemplaire diminue rapidement à mesure que le tirage augmente. En impression numérique, en revanche, il n’y a pas de forme imprimée « physique », donc pas de mise en route : le coût par exemplaire est constant ; c’est le « prix au clic ». S’il ne vous faut que quelques affiches ou quelques dizaines de flyers, l’impression numérique sera le bon choix. Mais si votre tirage est plus long, c’est l’offset qui pourrait s’avérer (beaucoup) plus intéressante. En général, le point d’équilibre varie autour de quelques centaines d’exemplaires, selon le format et le type d’imprimé.    

2. Le délai de livraison

La préparation des plaques et le démarrage de la presse offset impliquent un délai, là où la presse numérique peut être mobilisée dans l’instant. Il faut toutefois relativiser : la mise en route d’une presse offset moderne se compte en minutes. Et si le délai de préparation joue en faveur de l’impression numérique, la vitesse joue en faveur de l’offset : une fois lancée, la presse est extrêmement rapide ; beaucoup plus rapide que n’importe quel système d’impression numérique à toner. Et si le jet d’encre parvient à rivaliser en vitesse, ce n’est jamais à qualité égale…  Bien souvent, un imprimé offset peut être livré sous 24 ou 48 heures. Mais, que ce soit en numérique ou en offset, il faut tenir aussi compte d’autres éléments qui peuvent influencer les délais, tels que la disponibilité de certains papiers ou les opérations de finition (pliage, reliure…).

3. L’impression variable

Sur une plaque offset, les données à imprimer sont imagées au laser ; ensuite, il n’est plus possible de les modifier : tous les exemplaires seront identiques. L’impression numérique, sans contact, permet au contraire d’imprimer sur chaque page des données différentes : chaque exemplaire peut devenir unique. Cela permet, par exemple, d’imprimer des courriers personnalisés, bien au-delà des noms et adresses des destinataires. D’autres exemples ? Un guide de voyage sur mesure, adapté au circuit et aux étapes décidés par le client ; un ouvrage indisponible en librairie, tiré à la demande, en un seul exemplaire ; une brochure commerciale ajustée au comportement d’achat de chaque client… Autant d’applications hors de portée de l’offset.   

4. La versatilité

L’impression offset a longtemps eu l’avantage de la polyvalence, tant en matière de formats que de papiers ou de finition. Ce n’est plus aussi vrai. Autrefois limitée à certains types de papier, l’impression numérique est aujourd’hui compatible avec la plupart des références : papiers couchés ou non couchés, papiers créatifs, cartons et même certains supports synthétiques. De même, les imprimés numériques se prêtent, comme les travaux offset, à la plupart des techniques de finition et d’ennoblissement, y compris le gaufrage ou la dorure. L’avantage reste à l’offset dans le choix des formats : en offset plano (feuille à feuille), la plupart des imprimeries peuvent travailler jusqu’au format B1 voire B0 (8 ou 16 pages A4, avec une marge supplémentaire), tandis que les presses numériques restent limitées au format B2 (4 pages A4), même si les premiers modèles B1 ont fait leur apparition.  

5. La qualité d’impression

Il fut un temps où la qualité des imprimés numériques pouvait laisser à désirer : effets de bande, manque de netteté, problèmes de repérage, virage des couleurs au fil du tirage… Ce point ne fait plus de véritable débat : dans la plupart des applications, l’impression numérique égale la qualité de l’offset. L’offset conserve cependant un léger avantage sur certains points tels que la reproduction des grands aplats de couleur, des très petits détails, des nuances les plus délicates, ou encore l’exactitude des couleurs d’appoint. Mais il faut un œil exercé pour percevoir la différence…

Parlez-en à votre imprimeur…

En définitive, on aurait tort d’opposer l’impression numérique à l’offset ; tout dépend de ce que l’on veut imprimer. Un petit tirage de dernière minute ? Un mailing personnalisé ? Le numérique s’impose ! Plusieurs centaines de brochures ? Un stock de flyers ? Un livre d’art ou un catalogue de luxe ? Mieux vaudra sans doute l’offset ! Parfois même, les deux technologies peuvent se combiner ; par exemple, pour personnaliser certaines pages d’un manuel.

Chaque travail est différent. Pour faire le bon choix, obtenir le résultat souhaité et l’obtenir au meilleur prix, parlez-en à votre imprimeur ou à votre graphiste !        

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Design,éducatif
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