Marketing, Printing

Gros plan sur la carte

(Photo Freepik)

Gorges du Verdon, Loch Ness, Col de la Furka, Îles Éoliennes… Il suffit de poser le regard sur une carte pour que l’imagination s’éveille, fasse apparaître des routes, des paysages, et pour que le voyage commence. Malgré le GPS et Google Maps, les cartes et plans sur papier ont encore beaucoup de charme et non moins d’utilité. Pour vous en convaincre, suivez le guide !

Depuis que l’être humain tâche de comprendre le monde, il s’efforce également de se représenter le territoire autour de lui et de l’interpréter. Ainsi est née la cartographie, probablement dès le Paléolithique : une défense de mammouth gravée, trouvée en République tchèque et datée d’au moins 25.000 ans, pourrait bien figurer la région de Pavlov, ce qui en ferait la plus ancienne « carte » connue.

Plus près de nous (et de façon mieux établie), les Babyloniens ont tracé des cartes et plans en terre cuite dès le II e millénaire avant J-C. En Chine, les premières cartes sont apparues vers le V e siècle avant J-C. Mais ce sont surtout les Grecs qui jetèrent les bases de la cartographie, notamment grâce à Ptolémée. Au IIe siècle de notre ère, celui-ci imagina la première projection conique, utilisant les notions de latitude et de longitude, permettant de localiser différents points sur une carte. Bien que faussées par des erreurs de calcul, ces cartes furent encore utilisées par Christophe Colomb pour partir à la recherche des Indes.

Carte du monde de Ptolémée (reconstitution du XVe siècle à partir de manuscrits grecs ; domaine public).

Bien plus tard, au XVIe siècle, l’Anversois Mercator inventa la projection cylindrique, permettant de représenter toute la Terre sur un plan en deux dimensions, et Gemma Frisius établit les principes de la triangulation, qui permet de mesurer les distances.

Utile et ludique, la carte « papier »

Aujourd’hui, malgré les facilités que nous offrent le GPS et Google Maps, la carte « papier » résiste encore, au moins dans certains usages. À la fois fiable, pratique et ludique, elle garde certains avantages qui la rendent difficilement remplaçable.

Tout d’abord, la carte sur papier fournit une solution sûre et fiable dans certains environnements isolés, où la couverture du réseau téléphonique peut faire défaut. Si l’on entreprend une randonnée en montagne ou dans une zone reculée, on peut lui faire confiance – d’autant qu’elle ne tombera jamais en panne de batterie !

Ensuite, elle offre une vue panoramique qui est bien pratique pour planifier un itinéraire (par exemple, la route des vacances). On peut visualiser des régions entières sans être limité par les dimensions d’un écran, sur lequel il faut sans cesse zoomer et dézoomer. En cours de route, consulter la carte permet aussi de garder une vue d’ensemble du trajet, et pas seulement une petite section.

(Photo Johnny Briggs/Unsplash)

Enfin, et peut-être surtout, la carte « papier » est un objet ludique. La représentation des routes, des rivières, des sols, des reliefs, la lecture de noms de lieux étranges et inconnus suffisent à éveiller la curiosité et invitent au voyage. Sur une carte, on peut facilement imaginer des détours, improviser des haltes, s’affranchir de l’itinéraire prescrit par le GPS pour en choisir un autre, quitte à ce qu’il soit plus long ou moins rapide, pourvu qu’il soit dépaysant.

La carte, objet de marketing

Pour toutes ces bonnes raisons, les cartes et plans imprimés gardent leurs adeptes. D’ailleurs, si le rayon des cartes routières s’est réduit dans les librairies, on retrouve les cartes ailleurs sous de multiples formes, surtout liées aux loisirs : plans détachables dans les guides de voyage ; plans de ville distribués par les hôtels ou les offices de tourisme ; plans de transports publics ; plans de musées, parcs d’attraction et autres zoos ; etc.

(Photo Gotta Be Worth It/Pexels)

Ces dernières années, les cartes thématiques se sont notablement développées sous la forme de cartes touristiques, routes des vins ou des abbayes, parcours artistiques, parcours cyclables, etc. Beaucoup d’organismes en ont fait un outil de marketing, qui leur offre un support de communication tout en fournissant de l’information aux utilisateurs.

Un travail soigné

En termes de production graphique, les cartes et plans réclament bien entendu du soin et de la rigueur. Cela commence au stade de la conception : il faut organiser l’information pour qu’elle soit à la fois complète et lisible. La précision et la qualité d’impression sont bien sûr primordiales, surtout si la carte comporte beaucoup de détails, de petits caractères ou de couleurs différentes. La finition réclame aussi une grande attention, en particulier le pliage : une carte routière peut comporter jusqu’à dix ou douze plis parallèles, auxquels s’ajoutent un ou plusieurs plis croisés. En fonction de quoi, on choisira idéalement un papier à la fois léger (pour répondre aux contraintes du pliage) et résistant (pour supporter celles de l’utilisation).

Qu’elle soit topographique, routière ou touristique, la carte « papier » n’est pas encore près de disparaître. Plutôt qu’une alternative aux outils numériques, elle apparaît comme leur meilleur complément ; c’est tellement vrai qu’il existe aujourd’hui de multiples applications qui permettent de créer ou d’adapter sa propre carte… pour la faire imprimer !

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